Travailler dans le sel
La plupart du temps, l’agriculture en terre aride n’échoue pas faute d’eau. Elle échoue parce que l’eau qu’elle reçoit laisse du sel derrière elle.
Irriguez un sol chaud et l’eau s’évapore ; ce qui y était dissous, non. Le sel se concentre dans la zone racinaire, et chaque saison il s’y concentre davantage. À Al Jouf, dans le nord de l’Arabie saoudite, l’eau arrive pure des montagnes jordaniennes et gagne son sel en chemin, en passant sous un désert qui fut autrefois un fond marin.
L’ agit contre cela d’une manière documentée physiologiquement, et non simplement affirmée. Sa capacité d’échange cationique de 200–300 méq/100 g lui donne un appétit énorme pour les ions ; il retient l’eau à hauteur d’environ 200 % de son propre volume ; et il permet une absorption accrue de calcium, qui protège les membranes des cellules végétales des dommages du sel.
La conséquence pratique, tirée de l’ : des arbres plantés dans un sol environ six fois plus salin que le témoin cultivé de façon conventionnelle ont égalé la croissance de ce témoin à la fin de la saison. Lors d’un essai mené avec la municipalité d’Al Ain, l’un des 300 arbres plantés se trouvait à une salinité proche de 22 000 ppm.
Des études menées en Russie et en Ukraine montrent que l’effet tampon tient au moins neuf ans — assez longtemps pour installer une plantation, et c’est là toute la bataille.
Source — Fiche technique Zander Organic ; rapport intermédiaire d’Al Jouf
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