ZANDER

Al Jouf, Arabie saoudite — oliviers

Dix mois, en plein désert, face à un témoin installé sur une meilleure terre. Les arbres traités ont puisé 92,8 % d’eau en moins, et ils ont rattrapé le témoin malgré tout.

Al Jouf Agricultural Development Company détient le record du monde de la plus grande oliveraie moderne — quelque cinq millions d’arbres, irrigués depuis des puits profonds qui puisent une eau descendue des montagnes jordaniennes, sous un désert salin, vers la mer Rouge. À côté d’eux s’étendent d’importantes plantations de pêchers, de nectariniers et d’autres arbres fruitiers.

Il existe une réelle incertitude quant à la tenue de cette ressource en eau, et une taxe de prélèvement portant sur 326 puits a fait de la question un enjeu commercial autant qu’agronomique. L’essai s’est déroulé à partir de décembre 2017, les données étant recueillies sur les dix mois suivants, avec un bilan de fin de saison en septembre 2018.

Rangées de jeunes oliviers poussant dans le sable rouge du désert, sous un ciel dégagé, à Al Jouf
Oliviers de deuxième année dans le désert arabique, à Al Jouf.

Dispositif

Trois rangs de soixante-dix oliviers d’un an ont été plantés sur un sol désertique attenant à une parcelle nouvellement plantée. Un rang supplémentaire a été planté au même moment et conduit de façon conventionnelle, pour comparaison. Point décisif : le rang conventionnel reposait sur un substrat qui avait déjà porté une culture irriguée, du maïs par exemple, de sorte que ses teneurs en sel avaient été lessivées en profondeur — le témoin a bénéficié de la meilleure terre tout du long.

Chaque arbre Zander a reçu de la autour des deux tiers inférieurs de la motte, et seulement deux litres d’ mélangés à la terre locale à raison d’environ une part pour quatre.

ParcelleMois 1–5Mois 6–9
Zander 115 litres / 15 jours15 litres / 15 jours
Zander 215 litres / 15 jours15 litres / 20 jours
Zander 315 litres / 15 jours15 litres / 25 jours
Traditionnel14 litres par jour14 litres par jour
Régime d’irrigation. La circonférence du tronc, l’état sanitaire des plants (échelle 1–5) et la conductivité électrique du sol ont été relevés à chaque épisode d’irrigation, tous les quinze jours.

Résultat

92,8 %
Moins d’eau d’irrigation, Zander 1 face au rang conventionnel
96 %
Moins d’eau à l’intervalle le plus long, Zander 3
Sol plus salin sous les arbres Zander que sous le témoin
4 706 L
Eau économisée par arbre et par an
SystèmePar arbre / anPour 100 000 arbres / anDifférence
Traditionnel5 110 L511 000 000 L
Zander 1360 L36 000 000 L−92,8 %
En résumé : les arbres Zander ont consommé l’équivalent d’un litre par jour, contre quatorze pour les arbres conventionnels — soit une économie de 4 706 litres par arbre et par an.

Il y a eu de légers revers au départ. Le sel était présent avant que la mycorhize ne soit installée, et la méthode d’arrosage elle-même tendait à le concentrer au niveau des racines. À la dixième semaine, les deux groupes d’arbres s’étaient mis à se développer — les conventionnels grâce à l’eau quotidienne et à un sol peu salin, ceux de Zander parce que leur association mycorhizienne était alors active et opérante dans le substrat plus salin.

Le feuillage des arbres Zander était nettement plus vert foncé, signe d’un plus grand nombre de chloroplastes et d’une meilleure résistance ; le feuillage plus pâle des arbres conventionnels traduisait la croissance initiale plus rapide qu’avait permis l’irrigation quotidienne. La droite de régression montrait les arbres Zander suivant la trajectoire des conventionnels, et encore en progression. Au moment de la rédaction du rapport, ils les avaient dépassés — répétant ce qu’avaient montré des essais antérieurs sur avocatier et manguier en Espagne : un démarrage lent, puis un dépassement.

SourceAl Jouf Agricultural Company: Interim Report on a Trial to Cultivate Olive Trees Using Zander Technology. Corédigé par Zander Corporation et la JADCO, septembre 2018

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