ZANDER

Bouarfa, Maroc — pin d’Alep

Neuf semaines après la plantation, les racines disaient toute l’histoire. Les responsables de l’essai ont estimé ce gain équivalent à deux années de croissance.

Le Sahara s’étend dans toutes les directions au rythme de quelque 10 000 kilomètres carrés par an. Si la désertification se poursuit à ce rythme, la majeure partie du Maroc sera passée à l’état de désert d’ici 2050, ne laissant qu’une étroite bande côtière à l’abri des montagnes de l’Atlas.

En 2009, le gouvernement marocain, avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, a annoncé un ambitieux programme de plantation d’arbres. Quatre vastes zones de l’est et du sud-est ont été réservées au reboisement, chacune de plus d’un million d’hectares.

Deux hommes debout à côté d’une tente de toile, sur un sol désertique plat et caillouteux à Bouarfa, sous un ciel gris
Le site d’essai de Mouloudah, à Bouarfa — le terrain tel qu’il a été trouvé.

Pourquoi le reboisement, et pourquoi c’est difficile

L’objectif était double. Le reboisement intercepte les précipitations : un sol dépourvu de matière organique est exposé au déplacement par les vents convectifs et les crues soudaines, mais en interceptant l’énergie gravitationnelle des précipitations, on laisse la pluie s’infiltrer — ce qui favorise à son tour l’enracinement et l’accumulation de résidus organiques. Ensuite, les arbres adultes rejettent dans l’atmosphère une quantité considérable d’air chaud et humide par transpiration et par respiration. En montant, cet air rencontre les vents de sud-ouest chargés d’humidité venus de l’Atlantique équatorial ; il en résulte des turbulences aériennes et des précipitations. Un million d’hectares de forêt adulte suffirait à modifier sensiblement le climat local.

Les obstacles étaient le manque d’eau d’irrigation et l’absence de matière organique — laquelle agit à la fois comme une éponge à eau et comme une colle qui stabilise les particules minérales formant le substrat. Les fonds d’investissement étant forcément limités, tout auxiliaire de plantation devait être bon marché et fiable.

Dispositif

Zander Corporation a été invitée en décembre 2009 à fournir des produits pour une plantation d’essai de pin d’Alep, Pinus halepensis. Trois blocs ont été délimités sur six dispositifs expérimentaux, soit 108 plants au total. Plantation le 22 mars 2010 ; première irrigation le jour même ; deuxième le 18 mai ; données recueillies le 24 mai.

CodeTraitementIrrigation
T₀I₁Témoin — sans produits ZanderUn épisode, 15 L à la plantation
T₀I₂Témoin — sans produits ZanderDeux épisodes, à la plantation et deux mois plus tard
T₁I₁1 litre de Zander OrganicUn épisode
T₁I₂1 litre de Zander OrganicDeux épisodes
T₂I₁Zander Organic + mycorhize AridGrowUn épisode
T₂I₂Zander Organic + mycorhize AridGrowDeux épisodes
Dans les dispositifs T₂, les jeunes plants ont été trempés dans environ 10 g de mycorhize AridGrow avant d’être plantés dans le substrat amendé.

Ce qui est sorti de terre

T₀I₁ — témoin
T₀I₁ — témoin
Sans Zander. Racine 19,0 cm
T₁I₁ — Organic
T₁I₁ — Organic
Amendement seul. Racine 19,7 cm
T₂I₁ — Organic + myc.
T₂I₁ — Organic + myc.
Racine 23,9 cm
T₂I₂ — Organic + myc.
T₂I₂ — Organic + myc.
Deux arrosages. Racine 34,2 cm
Pinus halepensis, racine et tige neuf semaines après la plantation. Les trois premières planches ont toutes reçu un seul arrosage de 15 litres, de sorte qu’elles isolent l’effet des produits plutôt que celui de l’eau ; la quatrième ajoute la seconde irrigation. Stylo placé pour l’échelle.
DispositifLongueur racinaireHauteurCirconférence
T₀I₁ témoin19,0 cm15,55 cm3,35 cm
T₀I₂ témoin19,8 cm16,18 cm3,30 cm
T₁I₁ Organic19,7 cm16,62 cm3,55 cm
T₁I₂ Organic38,0 cm16,88 cm3,45 cm
T₂I₁ Organic + myc.23,9 cm17,45 cm3,65 cm
T₂I₂ Organic + myc.34,2 cm17,20 cm4,55 cm
Paramètres moyens neuf semaines après la plantation, n = 27, tels que représentés dans les figures 2–4 du rapport d’essai.

Discussion

Le trait le plus remarquable de l’essai est l’ampleur même de l’écart entre les dispositifs amendés et non amendés, dans les neuf semaines séparant la plantation de l’observation. Une corrélation positive s’observe généralement entre les trois paramètres mesurés, ce qui laisse penser qu’un système racinaire mieux formé entraîne avec lui un gain de hauteur et de circonférence.

La circonférence reflète la biomasse que les jeunes arbres acquièrent réellement, et son augmentation est associée à la fois à l’amendement et à la mycorhize — cette dernière favorisant le développement de racines secondaires fibreuses, qui accroissent l’apport en nutriments. La mycorhize se place entre la racine et le sol et fournit à la plante du potassium, du magnésium et du phosphore solubles, tirés de sources relativement insolubles.

Tous facteurs considérés, les meilleurs paramètres de croissance ont été obtenus par les plants traités à la fois avec Zander Organic et avec la mycorhize. Les responsables de l’essai ont estimé que ces gains équivalaient à deux années de croissance après neuf semaines seulement.

SourceMorocco: A Trial to test Zander Products in the Establishment of Pinus halepensis on a Desert Soil in Mouloudah, Bouarfa

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